Philacanada - Chasseur de phoque - 12 cents 1977 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

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Chasseur de phoque - 12 cents 1977 - Timbre du Canada

Chasseur de phoque 1977 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 12 000 000
  • Date d'émission : 18 novembre 1977
  • Imprimeur : Ashton-Potter Limited
  • Dentelure : 12.5 x 13
  • Scott : #748

Description

Peu de gens quitteraient le doux climat du Sud pour gagner les froids mordants de l'Arctique et vivre des produits de la chasse, pratiquée selon la méthode illustrée sur ce timbre. Les Inuit, eux, n'avaient qu'un choix: maîtriser cette technique ou mourir de faim. Les préférences alimentaires et les méthodes de chasse variaient considérablement d'une région à l'autre dans les vastes étendues polaires qui vont de l'Alaska au Groenland. La base du régime alimentaire des Inuit était constituée de phoque et de caribou, auxquels venaient parfois s'ajouter la baleine, le morse, le poisson, l'ours et les oiseaux. Comme ils n'avaient pas de fruits frais, les Inuit obtenaient leur vitamine C (que la cuisson détruit) en mangeant de la viande crue. De fait, le terme «esquimau» vient de l'algonquin et signifie «mangeur de viande crue». Les premiers explorateurs européens, qui dédaignaient la viande non cuite, mouraient souvent du scorbut. Les gens prudents cependant, laissaient la viande atteindre une température bien inférieure à 0oF avant de la consommer, mesure qui réduisait les risques de mort par trichinose ; la chair de l'ours et du morse surtout était infestée de trichines. Un repas de viande d'ours saignante entraîna la mort de tous les membres sauf trois de l'expédition Jens Munk à la Baie d'Hudson, vers 1619-1620. La saison dictait la méthode pour chasser le phoque. En hiver, les chiens dépistaient les trous de respiration couverts de neige. Le chasseur, malgré des températures de moins soixante degrés, restait tapi près du trou et harponnait sa proie dès qu'elle émergeait pour respirer. Pour ne pas effrayer la bête, il devait rester immobile et éviter de projeter une ombre sur le trou. Une corde fixée au fer amovible du harpon empêchait l'animal blessé de s'échapper; si toutefois cette corde s'enroulait autour de la main du chasseur, un phoque exceptionnellement fort pouvait arracher les doigts du malheureux ou l'entraîner à l'eau. En été, le chasseur poursuivait sa proie en kayak ou encore la traquait quand elle prenait le soleil sur la glace. Comme les phoques s'éveillaient toutes les trente secondes, le chasseur devait se cacher derrière un écran blanc ou faire semblant d'être un phoque jusqu'à ce que la bête se rendorme. Les timbres consacrés aux Inuit ont été réalisés par Reinhard Derreth, de Vancouver, et montrent diverses méthodes de chasse que ce peuple a représentées dans des gravures et des sculptures. Celui-ci dépeint, une chasse au phoque d'après une sculpture en stéatite d'un artiste inuk anonyme qui fait partie de la collection de la Galerie d'art de Vancouver. Ces magnifiques représentations d'anciennes méthodes de chasse reflètent bien la force et la conviction qui sont les fruits de l'expérience et de la connaissance de l'importance de la chasse dans la vie quotidienne des Inuit.
Canada. Ministère des Postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1977.

Origine du visuel

Conçu par Reinhard Derreth

Présentement sur Ebay

Note

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