Philacanada - Danseur en tenue d'apparat - 8 cents 1972 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

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Danseur en tenue d'apparat - 8 cents 1972 - Timbre du Canada

Danseur en tenue d'apparat 1972 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 14 175 000
  • Date d'émission : 4 octobre 1972
  • Imprimeur : British American Bank Note Company
  • Dentelure : 12.5 x 12
  • Scott : #565

Description

Avant l'arrivée des Européens, les Indiens des Plaines formaient, dans la prairie canadienne, une société humaine remarquablement bien adaptée aux ressources limitées mais riches de la région. Ce peuple nomade se déplaçait par bandes toute l'année durant et partageait son domaine avec de grands troupeaux de bisons, de cerfs et d'antilopes. Comme toutes les sociétés humaines qui ont des traditions vieilles de plusieurs siècles, les Indiens du Canada se servaient de représentations graphiques pour exprimer leurs croyances religieuses. Le symbole le plus courant de leur divinité la plus puissante était le tonnerre. Pour plusieurs tribus d'Indiens du Canada, le symbole graphique de cette divinité était un animal ailé, puissant et effrayant. L'oiseau mythologique qui figure sur l'un des deux timbres vient des Cris des Plaines. Le motif décoratif vient des Assiniboines, Monsieur Georges Beaupré, de Montréal, a fait la maquette du timbre.

Pour les Indiens des Plaines, la religion était une affaire personnelle. Même s'il n'y avait pas d'ordre hiérarchique pour les divinités, il y avait des règles complexes et précises à suivre pour certaines cérémonies, qui suivait la courte période de chasse intensive de l'été, les Indiens cherchaient à obtenir la force et le bien-être pour toute la tribu et pour chacun de ses membres. Les Indiens des Plaines, dont la vie était toujours menacée par la faim, la maladie et les tribus ennemies, vivaient dans un climat d'incertitude. Ils pouvaient, cependant, demander l'aide et la protection des puissances surnaturelles qui les entouraient. Ces puissances bienveillantes habitaient dans le ciel, dans l'eau ou sur la terre. Les Indiens considéraient le soleil et le tonnerre comme les plus puissants des esprits célestes. Le castor et la loutre étaient des puissances des lacs et des ruisseaux.

Afin d'obtenir une puissance surnaturelle, le jeune Indien se rendait seul, à pied, à un endroit peu fréquenté. Là, il jeûnait et faisait appel à toutes les puissances du ciel, de la terre et des eaux jusqu'à ce qu'il s'endorme, complètement épuisé. C'est à ce moment qu'un animal, un oiseau ou une puissance de la nature (le tonnerre, par exemple) pouvait lui apparaître en songe et lui donner un peu de sa puissance. L'esprit lui montrait alors certains objets qui étaient sacrés pour lui et lui indiquait la façon de les fabriquer et de s'en occuper, et comment les utiliser pour obtenir leur protection et le succès. L'esprit lui montrait aussi les chansons, les motifs de peinture faciale, les tabous et les règles qui avaient trait à sa magie. Peu après son retour chez lui, le jeune homme fabriquait les objets, qui devenaient son amulette personnelle et qui symbolisaient la puissance qui lui avait été donnée.

Les Indiens des Plaines aimaient beaucoup les ornements personnels. Les hommes laissaient tomber leurs cheveux sur leurs épaules et y plaçaient des plumes d'oiseau. Les magnifiques coiffures de plumes d'aigle étaient réservées aux combats, aux cérémonies et aux grands rassemblements. Les chemises des hommes étaient faites de peau souple d'élan et de vache et elles étaient décorées avec soin. De souples jambières et des mocassins de peau complétaient le costume ordinaire de l'Indien. Le tableau «The Fancy Dancer» (Danseur en tenue d'apparat) reproduit sur l'un des deux timbres est l'oeuvre de Monsieur Gerald Tailfeathers, de Cardston (Alberta), Indien de la bande des Gens-du-Sang de la nation des Pieds-Noirs. Ce tableau représente le costume de cérémonie qu'un homme pourrait porter pour la danse du soleil et il est reproduit avec la collaboration du Glenbow-Alberta Institute. Monsieur Georges Beaupré s'est occupé de la maquette du timbre et de la typographie.

Origine du visuel

Conçu par Georges Beaupré
D'après une peinture de Gerald Tailfeathers
Scène gravée par George Arthur Gundersen

Note

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