Philacanada - Le coureur de marathon - 25 cents 1975 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

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Le coureur de marathon - 25 cents 1975 - Timbre du Canada

Le coureur de marathon 1975 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 13 200 000
  • Date d'émission : 11 juin 1975
  • Imprimeur : Ashton-Potter Limited
  • Dentelure : 12 x 12.5
  • Scott : #665

Description

L'athlétisme est le fondement des Jeux olympiques modernes. Bien que plus répandus que d'autres sports, le sprint, la course de fond, le saut et le lancer ne sont pas essentiellement des sports récréatifs. Il s'agit foncièrement d'épreuves de compétition auxquelles se rattache une longue et glorieuse histoire, tant au Canada qu'à l'étranger. À l'époque de la colonisation, toutes les réunions amicales étaient agrémentées de concours de force, de course et de saut. Les célébrations de la première fête de la Confédération, le 1er juillet 1867, comprenaient des épreuves d'athlétisme. Lors de pique-niques de pompiers, de policiers, de groupes religieux ou ethniques on organisait en plein air, sur piste, sur un terrain vacant ou dans un parc, des concours de course et de saut. Au XIXe siècle, par exemple, on pratiquait certains sports fort à la page et amusants comme la course de sac, l'ascension du mât de cocagne et la course à la cuiller; ces sports n'ont jamais fait partie des épreuves d'athlétisme des Jeux olympiques, mais ils s'inscrivent dans la même ligne de pensée: la mise en valeur de la force, de l'agilité, de la vitesse, de la résistance. En règle générale, on décernait un trophée ou une médaille aux vainqueurs de ces tournois; la plupart des concurrents préféraient une montre, une canne, un baril de bière ou un télescope. Les champions olympiques de la Grèce antique étaient plus scrupuleux; c'étaient de vrais amateurs pour lesquels l'honneur était le seul enjeu. La seule récompense du vainqueur était une couronne tressée avec les rameaux des oliviers qui poussaient dans l'oliveraie sacrée. Cette exaltation des «dieux du stade» prit une très grande ampleur. On raconte que lorsque Diagoras de Rhodes remporta la victoire aux Jeux olympiques, un ami intime lui dit: «Meurs, ô Diagoras, car il ne te reste rien à désirer que la divinité». Quand le héros olympique rentrait dans sa ville, ses concitoyens pourvoyaient gratuitement à tous ses besoins; ils le nourrissaient, le logeaient et l'exemptaient d'impôt jusqu'à la fin de ses jours. On ne peut certes pas comparer les concours sportifs des siècles passés aux épreuves d'athlétisme des Jeux olympiques modernes. La diversité aberrante des épreuves a disparu. Les athlètes ne cessent de pulvériser les records grâce à l'amélioration des techniques et du conditionnement physique. Plus de temps et d'efforts sont consacrés à devenir un athlète accompli. plus de souffrances aussi, c'est la rançon de la gloire. Pour percer, pour atteindre le but ultime, le titre olympique, l'athlète moderne doit se spécialiser dans une seule discipline. Aujourd'hui encore, comme au début du siècle, on ne connaît pas les limites de nos possibilités physiques, et il serait d'ailleurs vain d'essayer de les deviner. L'admission massive des femmes aux épreuves d'athlétisme est le point tournant dans l'histoire de l'athlétisme mondial. C'est d'abord avec beaucoup de réticence qu'on les a accueillies. Aux Jeux olympiques d'Amsterdam, en 1928, quelques athlètes masculins se sont faits les porte-parole d'un groupe qui réclamait à cor et à cri qu'on abolisse à tout jamais la participation des femmes aux Jeux olympiques. Ils estimaient que les sports de compétition ne convenaient pas physiologiquement et psychologiquement à la femme. Les athlètes féminins ont cependant balayé les arguments en remportant plusieurs médailles aux Jeux d'Amsterdam. En fait, les athlètes féminins du Canada ont obtenu, plus souvent qu'à leur tour, de meilleurs résultats que leurs compatriotes masculins lors de compétitions internationales. L'athlétisme canadien a atteint son apogée dans les années d'avant 1914, bien qu'il ait connu maints instants de gloire dans les années 1920 et au début des années 1930. Ce n'est que dans les années soixante que les Canadiens ont de nouveau réussi à se classer parmi les meilleurs coureurs, sauteurs et lanceurs du monde. Nous pouvons espérer, plus que jamais, qu'en 1976 les Canadiens remporteront des victoires en athlétisme. De nos jours, les sportifs amateurs reçoivent plus d'aide qu'en 1906, par exemple, année où William Sherring, d'Hamilton, qui devait remporter le marathon aux Jeux olympiques dû payer lui-même son voyage; il recueillit juste assez de fonds pour l'aller, qu'il effectua à bord d'un navire à bestiaux. Mais il y a plus important encore; aujourd'hui l'intérêt et la participation du public ne cessent de croître. Les vignettes consacrées à l'athlétisme sont l'oeuvre du dessinateur Peter Swan.
Canada. Ministère des Postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1975.

Origine du visuel

Conçu par Peter Swan

Présentement sur Ebay

Note

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