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Marconi, 1874-1937 - 8 cents 1974 - Timbre du Canada

Marconi, 1874-1937 1974 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 31 185 000
  • Date d'émission : 15 novembre 1974
  • Imprimeur : Ashton-Potter Limited
  • Dentelure : 13.5 x 13
  • Scott : #654

Description

Dans le cadre de la série multiculturelle, les Postes canadiennes célèbrent le centenaire de la naissance de Guglielmo Marconi, le père de la radio. Ce timbre rendra hommage aux contributions apportées par tous les Italiens au développement du Canada. Marconi naît à Bologne le 25 avril 1874, de père italien et de mère irlandaise. Les études du jeune Guglielmo ne sont pas brillantes. Il échappe à son précepteur, fait l'école buissonnière et rate ses examens d'entrée à l'École navale italienne et à l'Université de Bologne. Il aime pourtant depuis toujours démonter les choses pour voir comment elles fonctionnent. C'est au Leghorn Technical Institute et par des leçons particulières qu'il acquiert de solides notions en physique, en chimie et en électricité. L'attitude de son père ne favorise guère les progrès scientifiques du jeune homme; il est convaincu que son fils perd son temps et il détruit les pièces du matériel scientifique que Guglielmo a la malheur de ne pas cacher. En 1894, Marconi lit l'obituaire de Heinrich Hertz qui avait réalisé des expériences avec les ondes électromagnétiques. Marconi décide de prouver immédiatement que ces ondes peuvent être transformées afin de véhiculer des messages télégraphiques. Une seule chose le préoccupe. Il l'exprime lui-même en ces termes: «L'idée me paraissait si simple, si logique qu'il m'était difficile de croire que personne avant moi n'avait songé à la mettre en pratique.» De 1894 à 1896, Marconi travaille à sa découverte avec la patience méthodique et la détermination qui lui sont propres et il réussit à augmenter la portée du signal à plus d'un mille. Comme le gouvernement italien refuse de lui accorder une subvention, Marconi émigre en Angleterre, où William Preece ingénieur en chef des Postes britanniques lui prodigue aide et encouragements. Marconi progresse à grands pas et en mars 1899 il émet son premier message par dessus la Manche. Ce succès l'incite à établir une communication au-dessus de l'Atlantique. Marconi a cependant du mal à convaincre ses amis de financer le projet, car de nombreux hommes de sciences illustres supputent que les ondes radiophoniques, qui se déplacent en ligne droite, seront arrêtées à l'horizon. Marconi ne se laisse pas démonter par les avis scientifiques conventionnels. Il estime qu'il lui faut seulement un émetteur plus puissant et un récepteur plus sensible pour franchir l'énorme obstacle crée par l'océan Atlantique qui, en raison de la courbure de la terre, forme une bosse de 150 milles de haut entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Il choisit Poldhu, en Cornouailles pour installer le transmetteur et Cape Cod, au Massachusetts pour le récepteur; mais à la suite de l'effondrement des antennes compliquées à ces deux endroits, il décide de se contenter d'un système moins puissant. Il pallie la perte de puissance en diminuant la distance; il choisit Terre-Neuve, endroit de l'Amérique du Nord le plus rapproché de Poldhu, pour installer son récepteur. L'inventeur débarque donc à Saint-Jean le 6 décembre 1901. Les autorités lui permettent d'utiliser des bâtiments militaires désaffectés de Signal Hill, colline qui surplombe le port. Tout près se trouve un monument dédié à un autre Italien, Giovanni Cabotto, que nous connaissons mieux sous le nom de Jean Cabot, figure célèbre de l'Histoire du Canada. Le mercredi 11 décembre tout est prêt; au cours de l'après-midi, Marconi s'installe devant son appareil et attend le signal convenu, trois sons brefs qui en morse représentent la lettre «S». Il avait choisi cette lettre parce que les signaux brefs consomment moins d'énergie que les longs; de plus, il croyait qu'il serait plus facile de les distinguer des interférences atmosphériques. Quelques instants à peine avant que le vent arrache le ballon captif qui soutient l'antenne, Marconi perçoit faiblement quelques «S» transmis à quelque 1700 milles de distance. Comme il fallait s'y attendre, le reste du séjour à Terre-Neuve fut décevant. La réception était toujours mauvaise et même une antenne tendue entre le bord ouest de Signal Hill et un iceberg échoué dans le port ne l'améliora pas. Lorsque les journalistes eurent vent de cette grande réussite, ils l'annoncèrent comme «la plus merveilleuse découverte scientifique des temps modernes». Pourtant une entreprise de télégraphie qui possédait le monopole des communications à Terre-Neuve ne manifesta aucun enthousiasme devant cette réalisation et menaça de poursuivre Marconi en justice s'il ne mettait pas fin à ses expériences. L'inventeur ne s'en plaignit pas trop, car il ne tenait pas à faire une démonstration en public avant d'avoir amélioré la réception. Le timbre consacré à Guglielmo Marconi est l'oeuvre de M. John B. Boyle. Le dessin, réalisé avec des couleurs à l'acrylique, combine un portrait de Marconi et une vue du port de Saint-Jean depuis Signal Hill.
Canada. Ministère des postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1974.

Origine du visuel

Conçu par Ken Rodmell
D'après une illustration de John Bernard Boyle

Présentement sur Ebay

Note

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