Philacanada - Marguerite Bourgeoys, 1620-1700 - 8 cents 1975 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

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Marguerite Bourgeoys, 1620-1700 - 8 cents 1975 - Timbre du Canada

Marguerite Bourgeoys, 1620-1700 1975 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 13 400 000
  • Date d'émission : 30 mai 1975
  • Imprimeur : Ashton-Potter Limited
  • Dentelure : 12.5 x 12
  • Scott : #660

Description

Marguerite Bourgeoys naquit à Troyes (France) en 1620. Selon ses mémoires, elle devient profondément religieuse à la suite d'une vision. Elle offrit d'aller à l'avant-poste qu'était alors Montréal afin d'y enseigner. Elle arriva en 1653, après avoir eu plusieurs autres visions. Malheureusement, la plupart des enfants étaient morts et ceux qui restaient n'étaient pas assez nombreux pour justifier l'ouverture d'une école. Néanmoins, Marguerite Bourgeoys s'occupa d'oeuvres de charité et de services sociaux; elle persuada les colons de commencer la construction de la première église en pierre de Montréal. Elle se distingua par sa piété même si, à l'époque, «beaucoup de colons canadiens étaient très pieux, voire dévots». En 1658, elle ouvrit la première école de Montréal dans une grange. Au cours de la même année, elle se rendit en France, afin d'y recruter des institutrices. Par la suite, avec les femmes qu'elle avait persuadées de venir au Canada, elle forma la Congrégation de Notre-Dame. L'organisation se suffisait à elle-même en grande partie, ce qui eut l'heur d'impressionner Louis XIV car, selon lui, la colonie ne pouvait subvenir aux besoins d'un grand nombre d'ecclésiastiques peu productifs. Sous la tutelle de Marguerite Bourgeoys, la Congrégation de Notre-Dame crût rapidement et enseigna bientôt aux jeunes filles partout en Nouvelle-France; néanmoins, une expansion aussi rapide n'alla pas sans causer des problèmes personnels. En effet, on découvrit que six femmes qui étaient arrivées de La Rochelle afin d'enseigner le tricot, le tissage et la dentelle étaient des prostituées. La Congrégation de Notre-Dame refusa de les admettre et le gouvernement les aurait déportées si elles n'avaient pas été aussi faciles à marier. En dépit de ces inconvénients, de la politique byzantine de l'Église, des dangers que comportaient les voyages en mer et de la primitivité de la jeune colonie Marguerite Bourgeoys dispensait un enseignement très complet qui comprenait la lecture, la calligraphie, l'arithmétique, le latin,. les arts ménagers et des rudiments de chimie et de botanique qui permettaient de préparer des remèdes. La Congrégation insistait sur l'enseignement religieux et sur l'éducation de jeunes filles. «Ces dernières devaient avoir de bonnes manières et une conversation agréable.» Le dévouement de Marguerite Bourgeoys et de ses soeurs spirituelles explique pourquoi, au début de la colonisation, les femmes canadiennes était aussi bien élevées que les Françaises, et que leur éducation était bien supérieure à celle des Canadiens. Marguerite Bourgeoys mourut en 1700. Design & Communication a dessiné le timbre consacré à Marguerite Bourgeoys.
Canada. Ministère des Postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1975.

Origine du visuel

Conçu par Jacques Roy
D'après une peinture de Elmina Lachance

Oeuvre original

Elmina Lachance, « Marguerite Bourgeoys », vers 1900
Centre Marguerite-Bourgeoys, Congrégation de Notre-Dame, Montréal, Québec

Note

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