Philacanada - Marguerite d'Youville - 14 cents 1978 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

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Marguerite d'Youville - 14 cents 1978 - Timbre du Canada

Marguerite d'Youville 1978 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 30 200 000
  • Date d'émission : 21 septembre 1978
  • Imprimeur : Canadian Bank Note Company, Limited
  • Dentelure : 13.5
  • Scott : #768

Description

«La femme forte du Canada», «Une femme de génie»; ce sont là deux des nombreux hommages qu'on a rendus à Mère Marguerite d'Youville, fondatrice de la congrégation des Soeurs Grises. Mère d'Youville, réputée pour son ingéniosité et son sens des affaires, a dirigé sa communauté avec une maestria qui a fait l'envie de ses contemporains masculins. Plus remarquables encore étaient sa piété et son dévouement envers les pauvres, vertus qui l'ont guidée tout au long d'une vie jalonnée d'épreuves. Qui aurait pu prévoir la destinée de Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais née dans une des familles les plus honorables de la Nouvelle-France, le 15 octobre 1701, à Varennes. La mort de son père, en 1708, réduit la fillette et les siens à la mendicité. Plus tard, elle épouse un homme négligent et dissipateur qui s'adonne au trafic des fourrures et de l'alcool; après quelques années d'un mariage malheureux, l'époux, François d'Youville, meurt, laissant Marguerite et ses deux fils criblés de dettes et dans la disgrâce sociale. Les épreuves qu'elle traverse conduisent la pieuse Marguerite à chercher refuge dans la religion et les oeuvres de charité. C'est ainsi qu'en 1737, elle fonde une petite communauté pour venir en aide aux pauvres et aux malades de la colonie. Le petit groupe est à peine formé que déjà il est au centre d'une controverse: les capacités administratives éprouvées de Marguerite lui valent d'être choisie pour remettre sur pied l'hôpital général de Montréal, qui arrive à peine à survivre. Nombreux sont ceux qui s'opposent alors à ce projet et cherchent a discréditer Marguerite et son groupe en les accusant de toutes sortes de vilenies et notamment d'ivrognerie, d'où le surnom de «soeurs grises» qui leur fut donné. (Les soeurs en sont venues à conférer un cachet de dignité à ce nom par le port d'habits gris, et c'est avec respect qu'on les appela par la suite les Soeurs Grises.). Après neuf années d'efforts, durant lesquelles elle doit braver l'opinion publique et surmonter mille épreuves, Marguerite est enfin nommée administratrice de l'hôpital, qui est alors en faillite. Les soeurs mettent tout en oeuvre pour recueillir des fonds; elles cousent pour les militaires et les marchands, fabriquent des chandelles et des hosties pour les églises, et petit à petit, parviennent à créer une entreprise commerciale florissante. Elles exploitent une boulangerie, une brasserie et une ferme; elles roulent le tabac en feuilles, fabriquent et vendent des matériaux de construction, organisent des excursions pour le public. Elles agrandissent l'hôpital, bâtissent une église et, en 1761, fondent une maison pour enfants abandonnés, la première en Amérique du Nord. Pendant deux siècles, les disciples de Mère d'Youville poursuivent son oeuvre, qu'elles font rayonner toujours plus loin. Aujourd'hui, les Soeurs Grises ont des communautés en Ontario, au Manitoba, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Pennsylvanie, au Massachusetts et, bien entendu, au Québec. Mère d'Youville est morte à l'âge de 70 ans à la suite d'une attaque d'apoplexie. S'appuyant sur les réalisations extraordinaires qu'on lui attribue et sur la vie empreinte de sainteté qu'elle a menée, le pape Jean XXIII a prononcé en 1959 sa béatification, étape précédant la canonisation. Ce timbre commémoratif s'inspire d'un événement de la vie de Marguerite d'Youville. Pendant la famine qui précéda la chute de Montréal en 1760, de la nourriture, alors introuvable dans la ville, apparut mystérieusement dans le réfectoire des soeurs. Celles-ci attribuèrent cette manne à la foi inébranlable de Mère d'Youville dans la divine providence. L'esprit de l'époque est admirablement rendu par l'artiste québécois Antoine Dumas dans cette peinture réalisée selon une interprétation contemporaine du style baroque. M. Dumas est professeur au programme de Communication graphique de l'université Laval, à Québec.
Canada. Ministère des Postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1978.

Origine du visuel

Conçu par Antoine Dumas

Présentement sur Ebay

Note

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