Philacanada - William Hamilton Merritt, Le canal Welland, 1824 - 8 cents 1974 - Timbre du Canada - Valeur des timbres canadiens

Vous êtes : Accueil » Timbres » Valeur » William Hamilton Merritt, Le canal Welland, 1824 - 8 cents 1974

William Hamilton Merritt, Le canal Welland, 1824 - 8 cents 1974 - Timbre du Canada

William Hamilton Merritt, Le canal Welland, 1824 1974 - Timbre du Canada

Caractéristiques

  • Quantité : 31 200 000
  • Date d'émission : 29 novembre 1974
  • Imprimeur : Canadian Bank Note Company, Limited / British American Bank Note Company
  • Dentelure : 13 x 13.5
  • Scott : #655

Description

Les Postes canadiennes rendent hommage à William Hamilton Merritt, «père des transports au Canada», à l'occasion du sesquicentenaire du début de la construction de son oeuvre la plus importante, le canal Welland entre le lac Ontario et le lac Érié. Merritt est né le 3 juillet 1793, à Bedford, dans l'État de NewYork. En 1796 sa famille s'installe dans la localité qui aujourd'hui s'appelle St Catharines. En 1811 il fait l'acquisition d'un «magasin général» et s'adonne à l'agriculture, mais en 1812, la guerre interrompt les affaires. Merritt s'engage dans la milice; il rentre dans ses foyers en 1815 avec le grade de capitaine. Il a pris part à plusieurs campagnes et il a passé huit mois en captivité chez les Américains. Malgré la guerre, Merritt ne ressent aucune rancoeur contre les Américains et trois ans à peine après la fin du conflit, il entreprend de réaliser le rêve de sa vie, «faire du Canada une voie de commerce entre la Grande-Bretagne et les États de l'Ouest». En 1818, Merritt et quelques autres hommes d'affaires de St Catharines adressent une pétition au Parlement dans laquelle ils affirment qu'on peut facilement construire un canal qui contournerait les chutes du Niagara. Le Haut-Canada avait depuis longtemps besoin d'un tel projet qui lui assurerait la suprématie navale sur le lac Érié et l'affranchirait de la dépendance des routes de commerce américaines. Une baisse des prix des produits agricoles et un conflit douanier entre le Haut et le Bas-Canada retardent le projet jusqu'en 1824. Ce délai permet à Merritt, «promoteur infatigable et visionnaire», et à ses partenaires de rassembler assez d'argent pour commencer la construction du canal qui grâce à l'aide généreuse du gouvernement et d'investisseurs américains est ouvert à la navigation en 1829. Pourtant le succès financier n'est pas immédiat. Le canal Welland étant tributaire de la navigation américaine locale il est finalement nationalisé en 1841, à la suite d'ennuis financiers. Les Canadiens ne reconnaissent pas unanimement cette grande entreprise. William Lyon Mackenzie va même jusqu'à accuser Merritt d'avoir fait porter les dépenses qu'il a faites à Londres pour les clubs, les billets de théâtre, ses cigares et son gin, au compte de la compagnie. Malgré ce premier accueil, le canal est devenu le pivot du système de transport qui relie les Grands Lacs à l'Atlantique. Merritt ne s'est pas contenté de construire le premier élément de la Voie maritime du Saint-Laurent. Il siège au Parlement de 1832 à 1860. Ses fonctions lui permettent d'appuyer des douzaines de plans, grands et modestes, dont bon nombre sont issus de son imagination fertile. Il demande l'aide du gouvernement pour les écoles et les bibliothèques. Il est l'avocat de l'annexion de Montréal au Haut-Canada. Il lit une lettre qui décrit un pont suspendu en Europe et, en 1844, il conçoit le projet de jeter un pont semblable entre le Canada et les États-Unis au-dessus des gorges du Niagara. Grâce à son audace et à ses talents de promoteur, le pont est achevé cinq ans plus tard. Merritt est probablement le premier à avoir déclaré ouvertement que des liens économiques plus étroits avec les États-Unis (réciprocité) empêcheraient l'annexion du Canada. Il est convaincu aussi que la réciprocité ferait passer une partie du blé et de la farine des États-Unis à destination de l'Europe qui sont acheminés par l'État de New-York, par la voie du Saint-Laurent. Visionnaire, il poussa plus que personne le mouvement de réciprocité; homme d'affaires réaliste, il peut se prévaloir de la réalisation de ses projets. Merritt méprise les «chemins de fer inutiles» qui essaient de faire concurrence à ses chers canaux, mais il se rend compte que ces deux moyens de transport peuvent se compléter afin de garantir que la plus grande partie possible du commerce passera par notre pays. Il propose donc la construction d'une voie de chemin de fer ininterrompue qui relierait la côte de l'Atlantique à Détroit en longeant la rive nord du lac Ontario. Cette ligne serait construite par des entreprises privées avec l'aide du gouvernement; elle permettrait de transporter les marchandises canadiennes jusqu'aux marchés des provinces de l'Atlantique et accélérerait la création de la Confédération canadienne. Le timbre-poste consacré à William Hamilton Merritt est l'oeuvre de M. William Rueter. L'effigie de William Merritt a été reproduite d'après une peinture à l'huile de Robert Whale (1805-1887). L'artiste a peint ce portrait vers 1860; à l'origine, il était accroché dans sa maison, nommée «Oak Hill». Le tableau se trouve actuellement au St. Catharines Historical Museum. La vue du canal Welland est une gravure sur acier reproduite d'après une gravure sur bois originale «L'écluse no 23, Thorold» qui illustrait le livre de George Monro Grant Picturesque Canada, publié en 1882. Les illustrations ont été exécutées sous la surveillance de L. R. O'Brien; la gravure sur bois est l'oeuvre de Schell et Hogan.
Canada. Ministère des postes. [Communiqué de presse d'un timbre-poste], 1974.

Origine du visuel

D'après une peinture de Robert Reginald Whale
D'après une gravure sur bois de Frederick Boley Schell Hogan
Conçu par William Rueter

Oeuvre original

Robert Reginald Whale, « William Hamilton Merritt » Frederick Boley Schell Hogan, « Lock No. 23 Thorold », vers 1860
vers 1882, St. Catharines Museum, St. Catharines, Ontario

Présentement sur Ebay

Note

Les valeurs affichées dans cette page sont en dollar canadien.

Une erreur est survenue. Veullez réessayer.
Abonnement réussi.

Infolettre
Abonnez-vous à l'infolettre pour recevoir les nouveautés par courriel.